|
•
En
France, les prélèvements sanguins doivent être réalisés
entre la quinzième et la dix-huitième semaine d’aménorrhée,
soit de 14.0 à 17.6 SA à la date du prélèvement.
La cinétique de décroissance de l’hCG est encore forte
au cours de la quinzième semaine d’aménorrhée
(14.0 à 14.6 SA), quelques jours de décalage dans la date
de début de grossesse peuvent majorer fortement le calcul de risque
sur cette semaine, aussi nous vous conseillons de privilégier les
prélèvements sanguins à partir de la seizième
semaine d’aménorrhée (à partir de 15.0 SA).
Très
souvent, la patiente a eu un prélèvement pour une autre
analyse appartenant à la surveillance de la grossesse en France,
du type rubéole, toxoplasmose... Un tube se trouve donc peut-être
dans la sérothèque conservée à –20°C
du biologiste qui a effectué cette analyse. Si la date est compatible
avec l’intervalle, ce tube peut être ressorti pour le dépistage.
Nous
cherchons à (ré)établir des médianes pour
chacun des trois paramètres pour disposer d’une population
de référence qui ne fume pas, versus une population de référence
qui fume, populations documentées quant au poids maternel à
la date du prélèvement. En effet, les populations de référence
des bases de données initiales ne mentionnaient pas ces informations.
 |
|
Pourquoi
mentionnez-vous la mesure de la clarté nucale à la date du
prélèvement ?
|
Actuellement,
la stratégie de dépistage en France n’inclut pas la
mesure de la clarté nucale dans le calcul de risque des marqueurs
sériques maternels au deuxième trimestre.
Cette information est saisie dans notre base pour valider la détermination
échographique de la date de début de la grossesse.
 |
|
Que
pensez-vous de ce dépistage dans le cadre d'une grossese gémellaire
?gemel
|
Nous
effectuons les calculs de risque dans le cadre des grossesses gémellaires.
Néanmoins, les marqueurs sériques permettent de calculer
un risque global pour la grossesse, mais non pas individuellement pour
chacun des deux fœtus, à la différence de la mesure
de la clarté nucale. Aussi l’information du calcul de risque
n’a pas exactement la même valeur que pour les grossesses
monofoetales.
De plus, le nombre de cas de grossesses gémellaires avec un ou
deux fœtus atteints de T21 est très faible, ne pouvant constituer
une population de référence statistiquement représentative
: seuls des pseudo-risques sont calculés.
Enfin, les grossesses gémellaires présentent un risque plus
important de pathologies obstétricales, et les marqueurs sériques
sont plus souvent perturbés que lors des grossesses monofoetales.
|