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Nouveaux développements version française  english version
Ac anti-ARN Polymérase III (04/2010)
Auto-anticorps C1q de classe IgG (02/2010)
Dosage de la protéine NMP22 (10/2009)
Acide S-phénylmercapturique (SPMA) (09/2009)
Mutation du gène SHOX et retard de croissance (06/2009)
RBP urinaire, marqueur de protéinurie tubulaire (04/2009)
Auto-anticorps anti-gp210 et anti-sp100 pour le diagnostique de cirrhose biliaire primitive (CBP) (04/2009)
Etude de l'hémoglobine et identification moléculaire des variants rares (03/2009)
Dosage des Ac anti-natalizumab (03/2009)
Ac anti-ARN Polymérase III
Les anti-ARN Polymérase de type III (anti-ARN Pol III) sont des anticorps très spécifiques de la sclérodermie systémique (ScS) cutanée diffuse et ont la particularité d’être corrélés à la survenue de crise rénale sclérodermique (hypertension artérielle maligne et insuffisance rénale aiguë).
Il existe 3 types d’ARN polymérase (I, II, III), enzymes permettant la transcription des gènes en ARN. Les anticorps dirigés contre l’ARN Pol I et III sont les plus spécifiques de ScS et coexistent dans la plupart des cas. Ces anticorps produisent sur cellules HEp-2 une fluorescence inconstante, nucléolaire ou nucléaire mouchetée, c’est pourquoi il convient de les caractériser spécifiquement. La technique de dosage en ELISA repose sur la reconnaissance du fragment immunodominant recombinant de l’antigène ARN Pol III.
Rappelons que la sclérodermie systémique (ScS) est une affection généralisée du tissu conjonctif et des microvaisseaux, caractérisée par un syndrome de Raynaud, une atteinte cutanée, une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), une fibrose pulmonaire et des atteintes musculaires, rénales, cardiaques, intestinales. Les formes cliniques sont hétérogènes et selon le degré d’atteinte cutanée, on distingue la ScS avec atteinte cutanée limitée ou la ScS avec atteinte cutanée diffuse.
Bien que le diagnostic de ScS soit essentiellement clinique (+ capillaroscopie), des anticorps antinucléaires sont retrouvés dans 95 % des cas ; les aspects de fluorescence et leurs cibles sont variées (tableau 1). Ces anticorps sont la plupart du temps mutuellement exclusifs (à l’exception de l’association rare anti-centromère et anti Scl 70). Leur nature aide à définir les formes cliniques et ont un intérêt pronostique.
A côté des anti-Scl70 et anti-centromère qui sont les plus fréquents dans la ScS, les anti-ARN Pol III ont une prévalence de 4 à 25 % variable selon les populations. En Europe il existe un gradient Nord Sud avec une prévalence de 22 % en Suède, 12 % en Angleterre, 8 % en Italie, 4 à 8 % en France tandis que chez les américains caucasiens, leur fréquence s’élève à 25 % dans la ScS.
Corinne Barthet – cbarthet@lab-cerba.com
Informations pratiques :

    CONGELE

  • Prélèvement : 1 ml de sérum
  • Fréquence d'exécution : 1/s
  • Délai technique : 1 j
  • Cotation : 42 €
Auto-anticorps C1q de classe IgG
Marqueur de complications rénales du Lupus.
Les anti-C1q sont fréquents chez les patients lupiques (30 à 50 %) et on les retrouve chez 50 à 100 % des patients atteints de glomérulonéphrite lupique, complication la plus grave du lupus.
Cette spécificité rénale fait de l’anti-C1q un marqueur plus spécifique que le taux d’anti-ADN natif dans la surveillance des complications rénales du lupus. En effet, des études récentes ont montré que l’élévation des anti-C1q serait plus précoce que celle des anti-ADN natif lors d’une rechute d’atteinte rénale, avec une relation nette entre taux d’anticorps et importance de l’atteinte.
A l’inverse, les anti-C1q présentent une bonne valeur prédictive négative : les patients n’ayant pas d’anti-C1q ne développent pas de complication rénale.
Ainsi, dans le suivi de l’évolution du lupus, à côté du taux d’anti-ADN natif des fractions C3 et C4 du complément, le dosage des anti-C1q est utile au diagnostic des atteintes rénales et au suivi de la réponse thérapeutique.
Outre le lupus, il faut noter que les anti-C1q peuvent être retrouvés dans d’autres pathologies autoimmunes (vascularite urticarienne hypocomplémentémique de Mac Duffie, syndrome de Felty, syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde), dans des pathologies rénales (glomérulonéphrite membrano-proliférative) et parfois chez le sujet âgé.
Corinne Barthet – cbarthet@lab-cerba.com
Informations pratiques :

    CONGELE

  • Prélèvement : 1 ml de sérum
  • Fréquence d'exécution : 1/s
  • Délai technique : 1 j
  • Cotation : 42 €
Dosage de la protéine NMP22

Le NMP22 est un marqueur pour le cancer de la vessie. Ce cancer occupe la 4ème place chez l’homme après le cancer du poumon, de la prostate et du colon. Il occupe seulement la 8ème place chez la femme. Selon les équipes, le sexe ratio est de 1 pour 3. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 68 ans, et l’incidence augmente directement avec l’âge.
Le tabagisme est le principal facteur de risque. Il est présent dans 50% des cas. Sont concernées également les personnes ayant eu une exposition professionnelle aux amines aromatiques qui sont utilisées dans l’industrie chimique, l’industrie du cuir, l’imprimerie, les métiers de la coiffure et le tournage des métaux. Ils sont aussi présents lors de la conduite automobile avec exposition aux fumées de diesel. La tumeur peut apparaître 15 à 40 ans après l'exposition initiale.
L’hématurie est présente chez 85% des patients porteurs de tumeur. Elle est classiquement terminale, indolore et intermittente.
L’Association Française d’Urologie (2002) a posé les recommandations suivantes :

« Tout patient présentant :
- une hématurie macroscopique
OU
- une hématurie microscopique associée à des troubles mictionnels
OU
- une hématurie microscopique permanente asymptomatique dans la population à risque (professions exposées, tabagisme, âge supérieur à 50 ans),

doit faire l’objet d’un examen médical et d’une consultation auprès d’un urologue à la recherche d’une tumeur de la vessie. »

Selon les recommandations de l’American Cancer Society (ACS) de 2006, la cytologie urinaire confirmée par la cytoscopie reste le test pour l’identification et le diagnostic des tumeurs de la vessie. Quoiqu’il en soit, la mauvaise sensibilité de la cytologie a abouti au développement de marqueurs urinaires. Le NMP22 a montré une utilité pour détecter les tumeurs de bas grade récurrentes. La cytologie consiste à examiner les cellules cancéreuses qui desquament de l’épithélium vésical à partir de prélèvements pratiqués au décours d’une miction (en dehors de la première miction matinale) ou d’un lavage vésical. Les cellules vésicales mettent à peu près un an pour se renouveler et un échantillon urinaire contient dès lors très peu de cellules. De plus, ces mêmes cellules rencontrent un milieu acide et de faible osmolarité qui ne les maintiennent pas dans les meilleures conditions pour un examen microscopique. Ces conditions analytiques ont pour conséquence une mauvaise sensibilité de ce test pour les tumeurs de bas grade (27%) alors qu’elle est de 77% pour les tumeurs de haut grade. Sa spécificité, par contre, est de 93%. Il existe aussi jusqu’à 12% de faux positifs en cas d’inflammation vésicale, de lithiase urinaire.
Jusqu’à présent, le seul marqueur à notre disposition pour le cancer de la vessie était le BTA ou Bladder Tumor Antigen. Analogue structural du facteur H du complément hémolytique humain (hCFH-rp), cette protéine diminue l’activité de la voie alterne.
L’inconvénient majeur de ce test est de présenter de faux positifs lors d’hématurie, qui est le principal signe d’appel de ce cancer. On peut aussi observer des concentrations très élevées lors de pathologies urinaires bénignes : cystites aigües ou chroniques, lithiases, pyélonéphrites aigües, orchiépididymites aigües, hypertrophies bénignes de la prostate avec sonde urétrale.
Le NMP22 ou protéine de la Matrice Nucléaire constitue la charpente interne du noyau. Elle sert à l’organisation spatiale de fonctions intranucléaires, comme la réplication de l’ADN, la synthèse de l’ARN et la coordination de l’expression génique. La protéine NMP22 est présente dans l’urine à faible concentration chez l’individu sain et augmentée chez les patients atteints de carcinome des voies urinaires. Le NMP22 est dosé par technique ELISA. Selon les études, ce test a une sensibilité de 47 à 100% et une spécificité entre 60 et 70%. Le NMP22 est approuvé par la FDA en association avec la cytoscopie. Ce test est principalement recommandé pour le suivi du traitement du cancer de la vessie ainsi que dans la détection des récurrences.

Marie Monge – mmonge@lab-cerba.com
Informations pratiques :

    T° AMBIANTE

  • Prélèvement : échantillon urinaire stabilisé (kit de transport sur simple demande ou par internet)
  • Délai entre le recueil et le transfert dans le stabilisateur : immédiat
  • Délai technique : 1 mois
  • Cotation : 60 € (non remboursé)
Acide S-phenylmercapturique (SPMA)
Les principales voies métaboliques du benzène conduisent à la formation de phénol (environ 40%), d’acide trans-trans muconique ttMA (1 à 2%) et d’acide S-phénylmercapturique SPMA (0,1 à 0,3 %). La législation en vigueur préconise pour les concentrations atmosphériques une limite de valeur moyenne d’exposition (VME) à 1 ppm. A ce niveau d’exposition le phénol produit devient négligeable à côté de la production endogène issue du métabolisme de certains acides aminés aromatiques et de l’apport exogène (médicaments, additifs alimentaires, etc.). Utilisé depuis déjà longtemps le dosage du ttMA urinaire est un exellent marqueur pour des expositions de l’ordre de 0,5 à 1 ppm. Cependant, l’acide sorbique utilisé comme additif alimentaire et comme conservateur de produits cosmétiques et pharmaceutiques est métabolisé en ttMA et peut interférer dans le dosage.

A des niveaux d’exposition de plus en plus faible (0,1 ppm) grâce à l’amélioration des systèmes de protection collectives et individuelles, le dosage du SPMA apparaît comme plus sensible et plus spécifique que celui du ttMA avec une excellente corrélation entre les concentrations urinaires de SPMA et la concentration atmosphérique en benzène. Chez les personnes non professionnellement exposées au benzène, les taux de SPMA sont le plus souvent < 10 µg/g de créatinine et en moyenne < 2 µg/g de créatinine. A titre d’information l’ACGIH (valeurs de références américaines) a fixé comme indice biologique d’exposition 25 µg/g de créatinine de SPMA en fin de poste de travail.

Le dosage du SPMA est effectué par une méthode de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MSMS) sur un échantillon des urines recueillies en fin de poste de travail (la demi-vie du SPMA est d’environ 9 heures et il est totalement éliminé en 48 heures).
Didier Olichon – dolichon@lab-cerba.com
Mutation du gène SHOX et retard de croissance
Le retard statural concerne 2 à 3% des enfants et représente donc un sujet de préoccupation important. Un des gènes impliqués dans les retards de croissance est le gène SHOX.

Le gène SHOX code pour un facteur de transcription exprimé exclusivement dans le développement du tissu squelettique. Il est situé sur les bras courts des chromosomes X et Y, dans la région pseudo-autosomique (région commune aux chromosomes X et Y, présente par conséquent en deux copies à la fois chez les femmes et chez les hommes). Son mode de transmission est donc assimilable à une transmission autosomique dominante. Il est composé de 6 exons (seuls les exons 2 à 6 sont codants), mesure 35 kb, et produit par épissage alternatif deux facteurs de transcription, SHOXa et SHOXb.

Les anomalies du gène SHOX peuvent être responsables de plusieurs types de retard staturaux. Les anomalies homozygotes (touchant les deux allèles) sont responsables du nanisme de Langer : nanisme extrême associé à une sévère déformation des membres et une profonde mésomélie (raccourcissement des segments intermédiaires des membres).
Une anomalie hétérozygote (touchant un des deux allèles) du gène SHOX est retrouvée dans 50 à 80% des syndromes de
Leri-Weill : retard de croissance mésomélique et déformation du poignet en dos de cuillère dite de Madelung, visible parfois uniquement sur une radiographie du poignet. Le retard de croissance retrouvé dans le syndrome de Turner (monosomie X) est dû à l’absence d’un des allèles de SHOX. L’haploinsuffisance du gène SHOX est également retrouvée dans 2 à 3% des petites tailles idiopathiques.

La principale indication de l’analyse du gène SHOX est donc un retard statural, surtout si celui-ci est associé à une histoire familiale de petite taille et/ou à des signes osseux touchant les fragments intermédiaires des membres ou à type de déformation de Madelung.

Les anomalies du gène SHOX, en dehors des remaniements du chromosome X visualisés sur un caryotype standard, sont dans 70 à 80% des microdélétions et dans 20 à 30% des mutations. La stratégie utilisée au laboratoire est la réalisation systématique de la recherche à la fois des microdélétions par la technique MLPA et des mutations par séquençage.

Les retards de croissance liés à une anomalie du gène SHOX sont sensibles à l’hormone de croissance, permettant de limiter significativement le retard statural si le traitement est débuté avant la puberté. Le diagnostic d’une anomalie de SHOX permet donc de proposer un traitement adapté et efficace.

Dr Pascale Kleinfinger– pkleinfinger@lab-cerba.com
Informations pratiques :

    T° AMBIANTE

  • Prélèvement : 5 ml sang total EDTA
    de 2nde miction du matin
  • Technique : MPLA / séquençage
  • Fréquence d'exécution : 2/S / 1/S
  • Délai technique : 15 j
  • Cotation : 480€ pour le cas index
    B500 /4082 pour les parents lors de l'enquête familiale
Retinol Binding Protein ou RBP urinaire, marqueur de protéinurie tubulaire

La RBP, protéine de poids moléculaire 21 kDa, permet le transport du rétinol (vitamine A) et circule sous forme de complexe rétinol-RBP-préalbumine. La fraction libre (10 % de la RBP) est filtrée par le glomérule puis est réabsorbée par le tubule contourné proximal où elle est catabolisée.

Tout comme l’alpha-1-microglobuline urinaire et la ß 2-microglobuline urinaire, la RBP urinaire est un marqueur de protéinurie tubulaire. Leurs dosages peuvent s’associer à ceux de l’albumine
(= microalbumine), des IgG et de la transferrine urinaires, pour préciser le type de protéinurie (glomérulaire sélective ou non sélective et/ou tubulaire ou mixte).

Dans la protéinurie tubulaire incomplète ou transitoire, seule
l’alpha-1-microglobuline est augmentée. L’élévation concomitante de la RBP urinaire signe une atteinte tubulaire complète, que l’on peut rencontrer dans le diabète, les tubulopathies d’origines infectieuse, toxique, médicamenteuse et congénitale métabolique (cystinose).

La RBP urinaire présente l’avantage par rapport à la
ß 2-microglobuline urinaire d’être stable quelque soit le pH de l’urine et d’être synthétisée de façon relativement constante cependant son dosage nécessite une technique présentant une bonne sensibilité (10 µg/l).

Valeurs de référence : 10 – 540 µg/l.

Corinne Barthet – cbarthet@lab-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 5 ml urine
    de 2nde miction du matin
  • Technique : ELISA
  • Fréquence d'exécution : 1/S
  • Délai technique : 1 j
  • Cotation : 50€
Auto-anticorps anti-gp210 et anti-sp100 pour le diagnostic de cirrhose biliaire primitive (CBP)
Dans la cirrhose biliaire primitive ou CBP, les auto-anticorps les plus fréquemment retrouvés sont les anticorps antimitochondries de type 2, identifiés et caractérisés par I.F.I sur triple substrat puis immunoblot. La recherche d’anticorps antinucléaires dans ce contexte est aussi très importante, car 50 % des patients atteints de CBP possèdent des anticorps antinucléaires spécifiques. Parmi ceux-ci, deux auto-anticorps peuvent désormais être identifiés : les anti-gp210, qui donnent au niveau des noyaux des cellules HEp-2 un aspect de fluorescence membranaire ou cerclé et les anti-sp100, qui font apparaître des dots nucléaires multiples.

Les anticorps antimembrane (= enveloppe nucléaire) peuvent être dirigés contre plusieurs cibles : la nucléoporine p62, les lamines, les LAP (lamin associated proteins), les récepteurs à la lamine B et la gp210, glycoprotéine des pores nucléaires. Les anticorps anti-gp210 présentent une sensibilité de 25 à 40 % pour la CBP mais en revanche leur spécificité est excellente (99%).
Ils ont un réel intérêt dans la CBP « séronégative » puisqu’on les retrouve dans 50 % des CBP sans antimitochondrie type 2. En cas d’efficacité du traitement par acide ursodésoxycholique, ces anticorps disparaissent.

Les anticorps d’aspect dots nucléaires multiples font ressortir 5 à 15 points de taille variable dans tout le noyau des cellules à l’exception des nucléoles et ne marquent pas les chromosomes à la métaphase (à la différence des anticorps anticentromères). Ils correspondent à 2 cibles : la sp100, protéine la plus représentative, et la protéine PML (promyelocytic leukemia).
Les anticorps anti-sp100 sont retrouvés dans 10 à 30 % des CBP, seuls ou en association aux anti-gp210. Ils sont moins spécifiques de la CBP que les anticorps antimitochondries type 2 et les anti-gp210, on peut les retrouver dans d’autres pathologies hépatiques et dans diverses connectivites (lupus systémique, Gougerot-Sjögren).
Corinne Barthet – cbarthet@lab-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 1 ml de sérum ou plasma
  • Technique : Immunodot
  • Fréquence d'exécution : 1/S
  • Délai technique : 1 j
  • Cotation :
    - Ac anti-gp210 : B70/1473
    - Ac anti-sp100 : 62 €
Etude de l'hémoglobine et identification moléculaire des variants rares
Les biologistes sont de plus en plus fréquemment sollicités pour faire un diagnostic d’hémoglobinopathie.
Les circonstances cliniques et biologiques de la prescription sont nombreuses:
- dans le cadre de la prévention, dépistage sur des critères de risque (ethnie, enquête familiale) dans des situations particulières (grossesse, chirurgie) ;
- recherche d’une étiologie devant une anomalie de l’hémogramme (anémie, microcytose, polyglobulie, hémolyse) ;
- découverte fortuite d’un profil anormal lors du dosage d’HbA1c.
L’interprétation des résultats nécessite toujours de connaître les circonstances cliniques et biologiques de la prescription (NFS, bilan martial, bilan d’hémolyse, éventuelles transfusions) ainsi que l’origine ethnique du patient.

Si le profil observé est normal, l’étude de l’hémoglobine (Hb) repose sur la quantification précise des taux d’HbA2 et F qui permet le diagnostic des syndromes thalassémiques. La nomenclature des actes de biologie médicale réserve le recours aux techniques de biologie moléculaire dans le cadre du conseil génétique et du diagnostic prénatal.

Si le profil observé est anormal et met en évidence un ou plusieurs variants de l’Hb, le diagnostic d’une hémoglobinopathie s’appuie sur l’identification et la quantification précise des fractions anormales. Plus de 1000 variants sont aujourd’hui répertoriés dans la banque de données HbVar accessible sur le web (http://globin.cse.edu/globin/hbvar/menu.html). Ils peuvent être classés en 4 groupes :
- Les mutants qui sont à l’origine de problèmes de santé publique majeurs. Il s’agit surtout de l’ HbS dans la population africaine et de l’ HbE dans les populations du Sud-Est Asiatique ;
- Les variants plus rares, mais présents dans les populations où l’HbS a une forte prévalence. C’est le cas des HbC, O-Arab et D-Los Angeles (D-Punjab), qui par elles-mêmes n’ont qu’un effet pathogène minime, mais qui, associées à l’HbS, conduisent à des syndromes drépanocytaires majeurs ;
- Les variants rares à l’origine de désordres hématologiques variés : Hb instables (qui sont la cause d’anémies hémolytiques chroniques), Hb hyperaffines (responsables de polyglobulies), Hb hypoaffines (responsables d’anémies avec cyanose), HbM (cause de méthémoglobinémies) ;
- Les polymorphismes ou les mutations privées, habituellement totalement silencieux sur le plan clinique. Ces mutants doivent être caractérisés et rapportés dans les banques de données pour éviter qu’ils ne soient confondus avec des mutants aux conséquences cliniques sévères.

Compte-tenu de leur fréquence, l’identification de certains variants (HbS, C, E, Lepore, H) est possible en confrontant leurs comportements biochimiques (électrophorèse, chromatographie, …) avec la NFS, le bilan martial et l’origine ethnique du patient. Par contre, l’identification précise des autres variants plus rares nécessite le recours à d’autres techniques. Parmi celles-ci, les techniques de séquençage des gènes de globine et prennent une place de plus en plus importante.
Isabelle Vinatier – ivinatier@lab-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 5 ml de sang total EDTA
  • Technique : Electrophorèse capillaire + HPLC +/- séquençage
  • Fréquence d'exécution : 6 j/7 et 1/semaine (variant rare)
  • Délai technique : 3 à 15 j
  • Cotation : B120
  • Nomenclature : 1120
Dosage des Ac anti-natalizumab
Depuis le 15 mars 2009, nous réalisons le dosage des anticorps anti-Natalizumab.
Ces anticorps peuvent apparaître au cours du traitement par le
Natalizumab (TYSABRI®), qui est indiqué dans les formes très actives de sclérose en plaque (SEP) rémittente-récurrente chez les patients adultes.

Le Natalizumab est un anticorps monoclonal humanisé
anti-intégrine a4, inhibiteur sélectif des molécules d’adhésion dans la SEP, commercialisé par Biogen Idec France depuis avril 2007.
Il est administré par perfusion intraveineuse lente toutes les 4 semaines.

Certains patients peuvent développer des anticorps anti-Natalizumab au cours du traitement. La présence d’anticorps anti-Natalizumab persistants (confirmés par 2 dosages positifs à 6 semaines d’intervalle) est observée chez 6 % des patients traités et peut expliquer les réactions secondaires liées à la perfusion (frissons, nausées, vomissements, sensations de vertiges, bouffées vasomotrices) ou la diminution de l’efficacité du traitement.

Conformément aux recommandations de l’Afssaps, la recherche de l’immunogénicité du Natalizumab est à réaliser :
- Après environ 6 mois de traitement en cas de réactions liées à la perfusion ou en cas d’inefficacité du traitement.
- En dosage systématique après un arrêt prolongé du traitement.

Un premier prélèvement positif devra être contrôlé 6 semaines plus tard. Le traitement par TYSABRI® devra être arrêté définitivement si la présence d’anticorps anti-Natalizumab persistants est confirmée.

Cette analyse est prescrite par les neurologues qui rempliront un formulaire spécifique incluant des informations sur le motif du dosage et sur le nombre de perfusions administrées.
Corinne Barthet – cbarthet@lab-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 1 à 2 ml de sérum
    réfrigéré ou ambiant
  • Technique : ELISA
  • Fréquence d'exécution : 1/semaine
  • Délai technique : 1 j
  • Le coût du test est pris en charge par BIOGEN IDEC FRANCE
LABORATOIRE CERBA

ARRETE
du 10/06/2010

Liste des diplômes de spécialités en biologie medicale

ARRETE
VIH1 et 2

applicable
au 10/06/10

ORDONNANCE
Biologie
Médicale

- Ordonnance
- Rapport

CHANGEMENT NABM
applicable
au 19/01/10

NOUVEAU TEXTE
applicable
le 27/11/09

- T21 foetale
- Lipides

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