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LABORATOIRE CERBA
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| Nouveaux
développements |
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Ac
anti-ARN Polymérase III |
Les
anti-ARN Polymérase de type III (anti-ARN Pol III)
sont des anticorps très spécifiques de la
sclérodermie systémique (ScS) cutanée
diffuse et ont la particularité d’être
corrélés à la survenue de crise rénale
sclérodermique (hypertension artérielle
maligne et insuffisance rénale aiguë).
Il existe 3 types d’ARN polymérase (I, II,
III), enzymes permettant la transcription des gènes
en ARN. Les anticorps dirigés contre l’ARN
Pol I et III sont les plus spécifiques de ScS et
coexistent dans la plupart des cas. Ces anticorps produisent
sur cellules HEp-2 une fluorescence inconstante, nucléolaire
ou nucléaire mouchetée, c’est pourquoi
il convient de les caractériser spécifiquement.
La technique de dosage en ELISA repose sur la reconnaissance
du fragment immunodominant recombinant de l’antigène
ARN Pol III.
Rappelons que la sclérodermie systémique
(ScS) est une affection généralisée
du tissu conjonctif et des microvaisseaux, caractérisée
par un syndrome de Raynaud, une atteinte cutanée,
une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP),
une fibrose pulmonaire et des atteintes musculaires, rénales,
cardiaques, intestinales. Les formes cliniques sont hétérogènes
et selon le degré d’atteinte cutanée,
on distingue la ScS avec atteinte cutanée limitée
ou la ScS avec atteinte cutanée diffuse.
Bien que le diagnostic de ScS soit essentiellement clinique
(+ capillaroscopie), des anticorps antinucléaires
sont retrouvés dans 95 % des cas ; les aspects
de fluorescence et leurs cibles sont variées (tableau
1). Ces anticorps sont la plupart du temps mutuellement
exclusifs (à l’exception de l’association
rare anti-centromère et anti Scl 70). Leur nature
aide à définir les formes cliniques et ont
un intérêt pronostique.
A côté des anti-Scl70 et anti-centromère
qui sont les plus fréquents dans la ScS, les anti-ARN
Pol III ont une prévalence de 4 à 25 % variable
selon les populations. En Europe il existe un gradient
Nord Sud avec une prévalence de 22 % en Suède,
12 % en Angleterre, 8 % en Italie, 4 à 8 % en France
tandis que chez les américains caucasiens, leur
fréquence s’élève à
25 % dans la ScS. |
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| Informations
pratiques : |
CONGELE
- Prélèvement
: 1 ml de sérum
- Fréquence
d'exécution : 1/s
- Délai
technique : 1 j
- Cotation
: 42 €
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Auto-anticorps
C1q de classe IgG |
Marqueur
de complications rénales du Lupus.
Les anti-C1q sont fréquents chez les patients lupiques
(30 à 50 %) et on les retrouve chez 50 à
100 % des patients atteints de glomérulonéphrite
lupique, complication la plus grave du lupus.
Cette spécificité rénale fait de
l’anti-C1q un marqueur plus spécifique que
le taux d’anti-ADN natif dans la surveillance des
complications rénales du lupus. En effet, des études
récentes ont montré que l’élévation
des anti-C1q serait plus précoce que celle des
anti-ADN natif lors d’une rechute d’atteinte
rénale, avec une relation nette entre taux d’anticorps
et importance de l’atteinte.
A l’inverse, les anti-C1q présentent une
bonne valeur prédictive négative : les patients
n’ayant pas d’anti-C1q ne développent
pas de complication rénale.
Ainsi, dans le suivi de l’évolution du lupus,
à côté du taux d’anti-ADN natif
des fractions C3 et C4 du complément, le dosage
des anti-C1q est utile au diagnostic des atteintes rénales
et au suivi de la réponse thérapeutique.
Outre le lupus, il faut noter que les anti-C1q peuvent
être retrouvés dans d’autres pathologies
autoimmunes (vascularite urticarienne hypocomplémentémique
de Mac Duffie, syndrome de Felty, syndrome de Gougerot-Sjögren,
polyarthrite rhumatoïde), dans des pathologies rénales
(glomérulonéphrite membrano-proliférative)
et parfois chez le sujet âgé. |
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| Informations
pratiques : |
CONGELE
- Prélèvement
: 1 ml de sérum
- Fréquence
d'exécution : 1/s
- Délai
technique : 1 j
- Cotation
: 42 €
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Dosage
de la protéine NMP22 |
Le
NMP22 est un marqueur pour le cancer de la vessie.
Ce cancer occupe la 4ème place chez l’homme
après le cancer du poumon, de la prostate et
du colon. Il occupe seulement la 8ème place
chez la femme. Selon les équipes, le sexe ratio
est de 1 pour 3. L’âge moyen au moment
du diagnostic est de 68 ans, et l’incidence
augmente directement avec l’âge.
Le tabagisme est le principal facteur de risque. Il
est présent dans 50% des cas. Sont concernées
également les personnes ayant eu une exposition
professionnelle aux amines aromatiques qui sont utilisées
dans l’industrie chimique, l’industrie
du cuir, l’imprimerie, les métiers de
la coiffure et le tournage des métaux. Ils
sont aussi présents lors de la conduite automobile
avec exposition aux fumées de diesel. La tumeur
peut apparaître 15 à 40 ans après
l'exposition initiale.
L’hématurie est présente chez
85% des patients porteurs de tumeur. Elle est classiquement
terminale, indolore et intermittente.
L’Association Française d’Urologie
(2002) a posé les recommandations suivantes
:
«
Tout patient présentant :
- une hématurie macroscopique
OU
- une hématurie microscopique associée
à des troubles mictionnels
OU
- une hématurie microscopique permanente asymptomatique
dans la population à risque (professions exposées,
tabagisme, âge supérieur à 50
ans),
doit faire l’objet d’un examen médical
et d’une consultation auprès d’un
urologue à la recherche d’une tumeur
de la vessie. »
Selon les recommandations de l’American Cancer
Society (ACS) de 2006, la cytologie urinaire confirmée
par la cytoscopie reste le test pour l’identification
et le diagnostic des tumeurs de la vessie. Quoiqu’il
en soit, la mauvaise sensibilité de la cytologie
a abouti au développement de marqueurs urinaires.
Le NMP22 a montré une utilité pour détecter
les tumeurs de bas grade récurrentes. La cytologie
consiste à examiner les cellules cancéreuses
qui desquament de l’épithélium
vésical à partir de prélèvements
pratiqués au décours d’une miction
(en dehors de la première miction matinale)
ou d’un lavage vésical. Les cellules
vésicales mettent à peu près
un an pour se renouveler et un échantillon
urinaire contient dès lors très peu
de cellules. De plus, ces mêmes cellules rencontrent
un milieu acide et de faible osmolarité qui
ne les maintiennent pas dans les meilleures conditions
pour un examen microscopique. Ces conditions analytiques
ont pour conséquence une mauvaise sensibilité
de ce test pour les tumeurs de bas grade (27%) alors
qu’elle est de 77% pour les tumeurs de haut
grade. Sa spécificité, par contre, est
de 93%. Il existe aussi jusqu’à 12% de
faux positifs en cas d’inflammation vésicale,
de lithiase urinaire.
Jusqu’à présent, le seul marqueur
à notre disposition pour le cancer de la vessie
était le BTA ou Bladder Tumor Antigen. Analogue
structural du facteur H du complément hémolytique
humain (hCFH-rp), cette protéine diminue l’activité
de la voie alterne.
L’inconvénient majeur de ce test est
de présenter de faux positifs lors d’hématurie,
qui est le principal signe d’appel de ce cancer.
On peut aussi observer des concentrations très
élevées lors de pathologies urinaires
bénignes : cystites aigües ou chroniques,
lithiases, pyélonéphrites aigües,
orchiépididymites aigües, hypertrophies
bénignes de la prostate avec sonde urétrale.
Le NMP22 ou protéine de la Matrice Nucléaire
constitue la charpente interne du noyau. Elle sert
à l’organisation spatiale de fonctions
intranucléaires, comme la réplication
de l’ADN, la synthèse de l’ARN
et la coordination de l’expression génique.
La protéine NMP22 est présente dans
l’urine à faible concentration chez l’individu
sain et augmentée chez les patients atteints
de carcinome des voies urinaires. Le NMP22 est dosé
par technique ELISA. Selon les études, ce test
a une sensibilité de 47 à 100% et une
spécificité entre 60 et 70%. Le NMP22
est approuvé par la FDA en association avec
la cytoscopie. Ce test est principalement recommandé
pour le suivi du traitement du cancer de la vessie
ainsi que dans la détection des récurrences.
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| Informations
pratiques : |
T° AMBIANTE
- Prélèvement
: échantillon urinaire stabilisé
(kit de transport sur simple demande ou par
internet)
- Délai
entre le recueil et le transfert dans le stabilisateur
: immédiat
- Délai
technique : 1 mois
- Cotation
: 60 € (non remboursé)
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Acide
S-phenylmercapturique (SPMA) |
Les
principales voies métaboliques du benzène
conduisent à la formation de phénol (environ
40%), d’acide trans-trans muconique ttMA (1 à
2%) et d’acide S-phénylmercapturique SPMA
(0,1 à 0,3 %). La législation en vigueur
préconise pour les concentrations atmosphériques
une limite de valeur moyenne d’exposition (VME)
à 1 ppm. A ce niveau d’exposition le phénol
produit devient négligeable à côté
de la production endogène issue du métabolisme
de certains acides aminés aromatiques et de l’apport
exogène (médicaments, additifs alimentaires,
etc.). Utilisé depuis déjà longtemps
le dosage du ttMA urinaire est un exellent marqueur
pour des expositions de l’ordre de 0,5 à
1 ppm. Cependant, l’acide sorbique utilisé
comme additif alimentaire et comme conservateur de produits
cosmétiques et pharmaceutiques est métabolisé
en ttMA et peut interférer dans le dosage.
A des niveaux d’exposition de plus en plus faible
(0,1 ppm) grâce à l’amélioration
des systèmes de protection collectives et individuelles,
le dosage du SPMA apparaît comme plus sensible
et plus spécifique que celui du ttMA avec une
excellente corrélation entre les concentrations
urinaires de SPMA et la concentration atmosphérique
en benzène. Chez les personnes non professionnellement
exposées au benzène, les taux de SPMA
sont le plus souvent < 10 µg/g de créatinine
et en moyenne < 2 µg/g de créatinine.
A titre d’information l’ACGIH (valeurs de
références américaines) a fixé
comme indice biologique d’exposition 25 µg/g
de créatinine de SPMA en fin de poste de travail.
Le dosage du SPMA est effectué par une méthode
de chromatographie liquide couplée à la
spectrométrie de masse en tandem (LC-MSMS) sur
un échantillon des urines recueillies en fin
de poste de travail (la demi-vie du SPMA est d’environ
9 heures et il est totalement éliminé
en 48 heures). |
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Mutation
du gène SHOX et retard de croissance |
Le
retard statural concerne 2 à 3% des enfants et
représente donc un sujet de préoccupation
important. Un des gènes impliqués dans
les retards de croissance est le gène SHOX.
Le gène SHOX code pour un facteur
de transcription exprimé exclusivement dans le
développement du tissu squelettique. Il est situé
sur les bras courts des chromosomes X et Y, dans la
région pseudo-autosomique (région commune
aux chromosomes X et Y, présente par conséquent
en deux copies à la fois chez les femmes et chez
les hommes). Son mode de transmission est donc assimilable
à une transmission autosomique dominante. Il
est composé de 6 exons (seuls les exons 2 à
6 sont codants), mesure 35 kb, et produit par épissage
alternatif deux facteurs de transcription, SHOXa et
SHOXb.
Les anomalies du gène SHOX peuvent
être responsables de plusieurs types de retard
staturaux. Les anomalies homozygotes (touchant les deux
allèles) sont responsables du nanisme de Langer
: nanisme extrême associé à une
sévère déformation des membres
et une profonde mésomélie (raccourcissement
des segments intermédiaires des membres).
Une anomalie hétérozygote (touchant un
des deux allèles) du gène SHOX est retrouvée
dans 50 à 80% des syndromes de
Leri-Weill : retard de croissance mésomélique
et déformation du poignet en dos de cuillère
dite de Madelung, visible parfois uniquement sur une
radiographie du poignet. Le retard de croissance retrouvé
dans le syndrome de Turner (monosomie X) est dû
à l’absence d’un des allèles
de SHOX. L’haploinsuffisance du gène SHOX
est également retrouvée dans 2 à
3% des petites tailles idiopathiques.
La principale indication de l’analyse
du gène SHOX est donc un retard statural, surtout
si celui-ci est associé à une histoire
familiale de petite taille et/ou à des signes
osseux touchant les fragments intermédiaires
des membres ou à type de déformation de
Madelung.
Les anomalies du gène SHOX, en
dehors des remaniements du chromosome X visualisés
sur un caryotype standard, sont dans 70 à 80%
des microdélétions et dans 20 à
30% des mutations. La stratégie utilisée
au laboratoire est la réalisation systématique
de la recherche à la fois des microdélétions
par la technique MLPA et des mutations par séquençage.
Les retards de croissance liés
à une anomalie du gène SHOX sont sensibles
à l’hormone de croissance, permettant de
limiter significativement le retard statural si le traitement
est débuté avant la puberté. Le
diagnostic d’une anomalie de SHOX permet donc
de proposer un traitement adapté et efficace.
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| Informations
pratiques : |
T° AMBIANTE
- Prélèvement
: 5 ml sang total EDTA
de 2nde miction du matin
- Technique
: MPLA / séquençage
- Fréquence
d'exécution : 2/S / 1/S
- Délai
technique : 15 j
- Cotation
: 480€ pour le cas index
B500 /4082 pour les parents lors de l'enquête
familiale
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Retinol
Binding Protein ou RBP urinaire, marqueur de protéinurie
tubulaire |
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La
RBP, protéine de poids moléculaire 21
kDa, permet le transport du rétinol (vitamine
A) et circule sous forme de complexe rétinol-RBP-préalbumine.
La fraction libre (10 % de la RBP) est filtrée
par le glomérule puis est réabsorbée
par le tubule contourné proximal où elle
est catabolisée.
Tout comme l’alpha-1-microglobuline urinaire et
la ß 2-microglobuline urinaire, la RBP urinaire
est un marqueur de protéinurie tubulaire. Leurs
dosages peuvent s’associer à ceux de l’albumine
(= microalbumine), des IgG et de la transferrine urinaires,
pour préciser le type de protéinurie (glomérulaire
sélective ou non sélective et/ou tubulaire
ou mixte).
Dans la protéinurie tubulaire incomplète
ou transitoire, seule
l’alpha-1-microglobuline est augmentée.
L’élévation concomitante de la RBP
urinaire signe une atteinte tubulaire complète,
que l’on peut rencontrer dans le diabète,
les tubulopathies d’origines infectieuse, toxique,
médicamenteuse et congénitale métabolique
(cystinose).
La RBP urinaire présente l’avantage par
rapport à la
ß 2-microglobuline urinaire d’être
stable quelque soit le pH de l’urine et d’être
synthétisée de façon relativement
constante cependant son dosage nécessite une
technique présentant une bonne sensibilité
(10 µg/l).
Valeurs de référence : 10 – 540
µg/l. |
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| Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 5 ml urine
de 2nde miction du matin
- Technique
: ELISA
- Fréquence
d'exécution : 1/S
- Délai
technique : 1 j
- Cotation
: 50€
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Auto-anticorps
anti-gp210 et anti-sp100 pour le diagnostic de cirrhose
biliaire primitive (CBP) |
Dans
la cirrhose biliaire primitive ou CBP, les auto-anticorps
les plus fréquemment retrouvés sont les
anticorps antimitochondries de type 2, identifiés
et caractérisés par I.F.I sur triple substrat
puis immunoblot. La recherche d’anticorps antinucléaires
dans ce contexte est aussi très importante, car
50 % des patients atteints de CBP possèdent des
anticorps antinucléaires spécifiques.
Parmi ceux-ci, deux auto-anticorps peuvent désormais
être identifiés : les anti-gp210, qui donnent
au niveau des noyaux des cellules HEp-2 un aspect de
fluorescence membranaire ou cerclé
et les anti-sp100, qui font apparaître des dots
nucléaires multiples.
•Les
anticorps antimembrane (= enveloppe nucléaire)
peuvent être dirigés contre plusieurs cibles
: la nucléoporine p62, les lamines, les LAP (lamin
associated proteins), les récepteurs à
la lamine B et la gp210, glycoprotéine des pores
nucléaires. Les anticorps anti-gp210 présentent
une sensibilité de 25 à 40 % pour la CBP
mais en revanche leur spécificité est
excellente (99%).
Ils ont un réel intérêt dans la
CBP « séronégative » puisqu’on
les retrouve dans 50 % des CBP sans antimitochondrie
type 2. En cas d’efficacité du traitement
par acide ursodésoxycholique, ces anticorps disparaissent.
•
Les anticorps d’aspect dots nucléaires
multiples font ressortir 5 à 15 points de taille
variable dans tout le noyau des cellules à l’exception
des nucléoles et ne marquent pas les chromosomes
à la métaphase (à la différence
des anticorps anticentromères). Ils correspondent
à 2 cibles : la sp100, protéine la plus
représentative, et la protéine PML (promyelocytic
leukemia).
Les anticorps anti-sp100 sont retrouvés dans
10 à 30 % des CBP, seuls ou en association aux
anti-gp210. Ils sont moins spécifiques de la
CBP que les anticorps antimitochondries type 2 et les
anti-gp210, on peut les retrouver dans d’autres
pathologies hépatiques et dans diverses connectivites
(lupus systémique, Gougerot-Sjögren). |
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| Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 1 ml de sérum ou plasma
- Technique
: Immunodot
- Fréquence
d'exécution : 1/S
- Délai
technique : 1 j
- Cotation
:
- Ac anti-gp210 : B70/1473
- Ac anti-sp100 : 62 €
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Etude
de l'hémoglobine et identification moléculaire
des variants rares |
•
Les biologistes sont de plus en plus fréquemment
sollicités pour faire un diagnostic d’hémoglobinopathie.
Les circonstances cliniques et biologiques de la prescription
sont nombreuses:
- dans le cadre de la prévention, dépistage
sur des critères de risque (ethnie, enquête
familiale) dans des situations particulières
(grossesse, chirurgie) ;
- recherche d’une étiologie devant une
anomalie de l’hémogramme (anémie,
microcytose, polyglobulie, hémolyse) ;
- découverte fortuite d’un profil anormal
lors du dosage d’HbA1c.
L’interprétation des résultats nécessite
toujours de connaître les circonstances cliniques
et biologiques de la prescription (NFS, bilan martial,
bilan d’hémolyse, éventuelles transfusions)
ainsi que l’origine ethnique du patient.
•
Si le profil observé est normal, l’étude
de l’hémoglobine (Hb) repose sur la quantification
précise des taux d’HbA2 et F qui permet
le diagnostic des syndromes thalassémiques. La
nomenclature des actes de biologie médicale réserve
le recours aux techniques de biologie moléculaire
dans le cadre du conseil génétique et
du diagnostic prénatal.
•
Si le profil observé est anormal et met en évidence
un ou plusieurs variants de l’Hb, le diagnostic
d’une hémoglobinopathie s’appuie
sur l’identification et la quantification précise
des fractions anormales. Plus de 1000 variants sont
aujourd’hui répertoriés dans la
banque de données HbVar accessible sur le web
(http://globin.cse.edu/globin/hbvar/menu.html).
Ils peuvent être classés en 4 groupes :
- Les mutants qui sont à l’origine de problèmes
de santé publique majeurs. Il s’agit surtout
de l’ HbS dans la population africaine et de l’
HbE dans les populations du Sud-Est Asiatique ;
- Les variants plus rares, mais présents dans
les populations où l’HbS a une forte prévalence.
C’est le cas des HbC, O-Arab et D-Los Angeles
(D-Punjab), qui par elles-mêmes n’ont qu’un
effet pathogène minime, mais qui, associées
à l’HbS, conduisent à des syndromes
drépanocytaires majeurs ;
- Les variants rares à l’origine de désordres
hématologiques variés : Hb instables (qui
sont la cause d’anémies hémolytiques
chroniques), Hb hyperaffines (responsables de polyglobulies),
Hb hypoaffines (responsables d’anémies
avec cyanose), HbM (cause de méthémoglobinémies)
;
- Les polymorphismes ou les mutations privées,
habituellement totalement silencieux sur le plan clinique.
Ces mutants doivent être caractérisés
et rapportés dans les banques de données
pour éviter qu’ils ne soient confondus
avec des mutants aux conséquences cliniques sévères.
Compte-tenu de leur fréquence, l’identification
de certains variants (HbS, C, E, Lepore, H) est possible
en confrontant leurs comportements biochimiques (électrophorèse,
chromatographie, …) avec la NFS, le bilan martial
et l’origine ethnique du patient. Par contre,
l’identification précise des autres variants
plus rares nécessite le recours à d’autres
techniques. Parmi celles-ci, les techniques de séquençage
des gènes de globine et prennent une place de
plus en plus importante. |
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| Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 5 ml de sang total EDTA
- Technique
: Electrophorèse capillaire + HPLC
+/- séquençage
- Fréquence
d'exécution : 6 j/7 et 1/semaine (variant
rare)
- Délai
technique : 3 à 15 j
- Cotation
: B120
- Nomenclature
: 1120
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Dosage
des Ac anti-natalizumab |
Depuis
le 15 mars 2009, nous réalisons le dosage des
anticorps anti-Natalizumab.
Ces anticorps peuvent apparaître au cours du traitement
par le
Natalizumab (TYSABRI®), qui est indiqué dans
les formes très actives de sclérose en
plaque (SEP) rémittente-récurrente chez
les patients adultes.
Le Natalizumab est un anticorps monoclonal humanisé
anti-intégrine a4, inhibiteur sélectif
des molécules d’adhésion dans la
SEP, commercialisé par Biogen Idec France depuis
avril 2007.
Il est administré par perfusion intraveineuse
lente toutes les 4 semaines.
Certains patients peuvent développer des anticorps
anti-Natalizumab au cours du traitement. La présence
d’anticorps anti-Natalizumab persistants (confirmés
par 2 dosages positifs à 6 semaines d’intervalle)
est observée chez 6 % des patients traités
et peut expliquer les réactions secondaires liées
à la perfusion (frissons, nausées, vomissements,
sensations de vertiges, bouffées vasomotrices)
ou la diminution de l’efficacité du traitement.
Conformément aux recommandations de l’Afssaps,
la recherche de l’immunogénicité
du Natalizumab est à réaliser :
- Après environ 6 mois de traitement en cas de
réactions liées à la perfusion
ou en cas d’inefficacité du traitement.
- En dosage systématique après un arrêt
prolongé du traitement.
Un premier prélèvement positif devra être
contrôlé 6 semaines plus tard. Le traitement
par TYSABRI® devra être arrêté
définitivement si la présence d’anticorps
anti-Natalizumab persistants est confirmée.
Cette analyse est prescrite par les neurologues qui
rempliront un formulaire spécifique incluant
des informations sur le motif du dosage et sur le nombre
de perfusions administrées. |
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| Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 1 à 2 ml de sérum
réfrigéré ou ambiant
- Technique
: ELISA
- Fréquence
d'exécution : 1/semaine
- Délai
technique : 1 j
- Le
coût du test est pris en charge par
BIOGEN IDEC FRANCE
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