La vaginose bactérienne est une pathologie fréquente (18–37 %) résultant d’un déséquilibre du microbiote vaginal, normalement dominé par les Lactobacilles protecteurs.
Ce déséquilibre favorise la prolifération de bactéries anaérobies comme Gardnerella vaginalis, souvent organisées en biofilm.
Elle est influencée par de nombreux facteurs : pratiques sexuelles, stress, pollution, tabac ou antibiothérapie.
Ses conséquences sont importantes, avec un lien démontré avec les IST, les complications obstétricales et la fertilité.
Le diagnostic repose traditionnellement sur le score de Nugent, mais ces méthodes présentent des limites importantes. Elles restent dépendantes de l’opérateur, peu discriminantes et parfois imprécises dans les zones intermédiaires.
Les techniques moléculaires, notamment la PCR multiplexe, permettent aujourd’hui une détection plus sensible et spécifique des pathogènes.
Le séquençage haut débit (NGS) offre une vision globale du microbiote et met en évidence la complexité des états intermédiaires.
Ainsi, l’évolution des technologies transforme le diagnostic, en passant d’une approche morphologique à une approche microbiologique globale et personnalisée.
L’enjeu est désormais d’intégrer ces outils pour améliorer la pertinence diagnostique et la prise en charge des patientes.
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